Depuis presque dix ans que je les côtoie, je commence à connaître les CMS et à avoir quelques avis tranchés sur leur utilisation, ou plutôt, sur mon utilisation.

Au début, j'utilisais Dotclear (vraiment pas longtemps) puis je suis passé à WordPress (pendant très longtemps), pour aller sur PluXml (pendant quelques temps aussi), un petit passage éclair sur Jekyll mais aussi Grav et tout ça mélangé avec quelques essais à droite et à gauche : Hugo, Joomla, Drupal, SPIP et d'autres encore dont je ne me souviens plus des noms...

J'ai un peu la bougeotte quand il s'agit de CMS.
Il faut dire que je trouve beaucoup d'intérêt à ces outils vu que j'adore internet et que j'adore communiquer : nous étions faits pour nous entendre dès le début.

Aujourd'hui, je vais donc vous parler de mon nouveau partenaire : Ghost, un CMS sous licence MIT, avec base de données SQL et propulsé grâce à Node.js.

Pourquoi toutes ces précisions ?

  1. licence MIT : permet de faire un peu tout ce qu'on veut avec le code, disponible sur Github ;
  2. base de données SQL : tous les CMS ne stockent pas leurs informations sous cette forme, ce qui demande un peu (pas beaucoup) d'efforts côté hébergement mais aussi au moment de l'installation, de la sauvegarde ou de la migration ;
  3. Node.js : le tout est donc rédigé en langage javascript et est censé être plus que performant, avec une rapidité incomparable.

Au départ, bien avant aujourd'hui (l'année dernière je crois, voir celle d'avant), en fouinant dans le net et en regardant le site officiel, je n'avais pas compris que l'on pouvait s'occuper soi-même de l'installation et de l'hébergement de Ghost.
En effet, pour faire vivre le projet, l'équipe met en avant la formule clef-en-main contre rémunération et je n'avais pas poussé plus que ça ma recherche d'informations.

C'est en jouant un peu plus avec Gladys et en découvrant les différents aspects de Node.js que je me suis demandé s'il existait un CMS basé dessus : Ghost est réapparu, je n'avais pas vu cet aspect l'année dernière, n'ayant pas le nez dans Node.js comme aujourd'hui avec Gladys.
Il me fallait donc le tester et l'installer (dans le désordre...).

Naïvement, je me suis dit que ça ne pourrait pas me faire de mal côté domotique avec Gladys, j'aborderais des notions de Node.js tout en manipulant un CMS.
Mouais...
J'ai pas vu grand chose... (et peut être est-ce mieux pour Ghost, afin que ça soit très user-friendly et pas axé trop geek, voir nerd)

Alors effectivement, Ghost est une app Node.js.
Il faut donc répondre à des dépendances côté hébergeur, du javascript doit pouvoir tourner côté serveur (c'est pas son habitude, ça tourne côté client normalement mais c'est ce qui fait la force de Node.js de s'exécuter sur le serveur).
Ses fichiers de configuration sont en .json et quelques commandes sont à exécuter dans un terminal pour faire une installation guidée mais vous pouvez très bien faire le barbu et aller modifier des fichiers directement.

Voilà, c'est à peu près tout sur les possibles interactions avec Node.js.

A l'utilisation, ce CMS est très bien foutu, extrêmement rapide mais léger en fonctionnalités si vous débarquez de l'usine à gaz WordPress.
Par contre, il est carrément plus malléable, que ce soit au niveau des thèmes (par contre faut prendre en main le truc hein...) ou que ce soit pour implémenter une fonctionnalité : c'est du javascript avec une API dispo, vous pouvez injecter ou récupérer pas mal d'infos.

Vous l'aurez peut être compris, Ghost n'est pas à mettre entre toutes les mains ou plutôt répond à un ou des types d'utilisateurs précis.
Je pense que ça peut faire le taff auprès d'un développeur qui en a charge la mise en place d'une plateforme de publication à diffuser auprès d'une équipe de rédaction, il peut en faire un outil sur mesure.
Ca peut également convenir à des rédacteurs purs, qui cherchent un outil simple de publication et là, le mieux est de passer par la formule payante gérée par l'équipe de Ghost.
Le cas particulier qui peut freiner son utilisation reste donc le mien : un geek qui a une plateforme pour communiquer, qui bidouille un peu mais n'est pas développeur. Ca demande de l'effort, un peu de temps pour comprendre son installation et quelques détails techniques.

J'ai fait l'effort et pour le moment, je n'en suis pas mécontent du tout.
Son interface est très moderne, intuitive et rapide.
J'en ai profité pour changer d'hébergeur mais ce sera le sujet d'un prochain article parce que ça m'a demandé de l'effort également puisqu'il fallait que Node.js puisse tourner sur le serveur, ce qui n'est pas le cas dans la plupart des hébergements de type mutualisés.

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